Havres de biodiversité - butineurs et agriculture

Création de havres de biodiversité pour attirer les butineurs indigènes à la ferme

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Profil

Pierre Vinet

Bromont

Bourses d’Initiatives en entrepreneuriat collectif

Les insectes pollinisateurs chutent d'environ 30% par année (USDA). Selon le récent rapport alarmant de l'IPBES sur l'état de la biodiversité de la planète,40% des invertébrés pollinisateurs sont en danger d'extinction alors que 75% des cultures alimentaires en dépendent. Il est urgent d'agir! La perte des habitats et des pollinisateurs sauvages est une cause majeure du déclin. La Montérégie étant la région agricole la plus importante du Québec, elle doit assurer un leadership fort. La Ferme de la Colline du chêne propose un projet pilote d'avant-garde pour contrer ce déclin sur son site. Les résultats de ce projet pourraient servir à toute l'agriculture maraîchère de la Montérégie.

Le projet consistera à aménager 5 havres de biodiversité et des aires de nidification hautement adaptés aux pollinisateurs indigènes. Des études ont mis en lumière les stratégies à privilégier. En particulier, les travaux de B. Ouellet, dirigés par R.-M. Duchesne, réputé entomologiste du MAPAQ, ainsi que ceux de Madeleine Chagnon de la Fédération canadienne de la Faune (documents joints). Les habitats seront situés à proximité des cultures pour en maximiser l'impact. Les superficies d'habitats aménagés (arbres, arbustes et fleurs vivaces indigènes) varieront selon le montant de la bourse. Quatre options de superficie sont proposées. Plus la superficie est importante plus le projet aura d'impact.

Voir les budgets annexés pour les quatre options. Dans chaque option, nous avons besoin des éléments suivants:

  • Préparation des sols
  • Achat des fleurs vicaces, arbustes et arbres indigènes nécessaires aux habitats
  • Services d'un architecte paysagiste spécialiste en plantes indigènes et connaissant les stratégies pour les pollinisateurs
  • Aménager des aires de nidification sous terre (pentes exposées au sud et non enherbées)
  • Main-d'oeuvre pour faire le travail (fournie par la Ferme)

Pour une bourse de 5 000 $, on pourrait couvrir 300 m2 (5 havres et 1 aire de nidification. Notre apport en main-d'oeuvre serait de 2 000 $ (17 $ l'heure, charges sociales incluses). Le % apporté par le promoteur serait de 28 %.

La Ferme de la Colline du chêne, coop de solidarité, a besoin du soutien de tous ses membres, partenaires et sympathisants pour relever l'un des défis les plus importants de l'agriculture: contrer le déclin catastrophique des pollinisateurs. Elle propose de mettre en oeuvre des solutions à la fine pointe des connaissances scientifiques pour créer un ensemble d'habitats diversifiés pour attirer et retenir les pollinisateurs. Ces "havres" de biodiversité seraient implantés à proximité de nos cultures.  Merci d'appuyer notre projet!

Pour en savoir plus sur la Ferme de la Colline du chêne, coop de solidarité et son projet, visitez:  www.collineduchene.com

et https://www.facebook.com/FermeDeLaCollineDuCheneCooperativeDeSolidarite

Nous le faisons déjà. Mais les abeilles domestiques sont importées et sont plus vulnérables que les butineurs indigènes. Leur taux de mortalité est élevé et la perte par essaimage constitue un risque important. Certaines familles de plantes potagères (par exemple les concombres et courges) sont pollinisées à 90% par des butineurs indigènes et non par les abeilles domestiques.  Les écosystèmes indigènes sont par nature plus résilients et c'est pour cela que la combinaison "plantes indigènes et butineurs indigènes", ayant été éprouvée pendant des centaines de milliers d'années, doit être privilégiée si on vise des solutions durables.

Oui, très certainement. On connaît bien les causes du déclin et de l'extinction des pollinisateurs: les pesticides, la perte et la fragmentation des habitats, la concurrence des espèces exotiques (comme l'abeille domestique), les OGM, les changements climatiques et la pollution. La ferme a la chance d'être en régie biologique et d'être située dans une petite vallée où les trois fermes actives n'utilisent pas de pesticides, ce qui en fait un environnement idéal pour éliminer trois causes de déclin (pesticides, OGM et pollution).

Le projet vise principalement à lutter contre la perte et la fragmentation des habitats, une des causes majeures du déclin, notamment en milieu agricole.

Il nous appartiendra de doser la concurrence entre espèces exotiques et espèces indigènes car nous sommes en assez bon contrôle sur la population d'abeilles domestiques (c'est nous qui décidons pour notre ferme et il n'y a pas d'autres ruches dans la vallée). L'idée sera de réduire la pression sur les espèces indigènes en diminuant la population d'abeilles domestiques  au fur et à mesure que les havres de biodiversité feront leur effet.

Quant aux changements climatiques, leur impact sur les pollinisateurs est surtout tributaire de la sécheresse accrue et de la désynchronisation entre les cycles des fleurs et ceux des butineurs. Pour la sécheresse, nous avons déjà un point d'eau important et pouvons mettre en place différentes stratégies complémentaires (micro points d'eau). Par un couvert arborescent bien pensé, nous pouvons également diminuer certains effets de chaleur. Finalement, nous pourrons aussi profiter des études sur les stratégies d'adaptation des pollinisateurs indigènes...

aux cycles des plantes indigènes pour agir un peu sur cette variable. C'est l'aspect que nous contrôlons le moins.

En résumé, nous pouvons agir localement de façon efficace malgré les observations mondiales.